En 842, éclatement de l'empire tibétain.

« La lune se lève dans le ciel pur de la nuit,
Son reflet apparaît sur la surface étale du lac,
Mais la lune n'est pas dans le lac, n'est ce pas ? »


« Au début je pris pour maître mon maître,
Au milieu, je pris pour maître les Ecritures,
A la fin, je pris pour maître mon esprit. »


Poèmes tibétains de Shabkar

Sur le chemin de chez moi, en pleine nuit à Nancy, une chute de flocons. Des voitures dont les capots déjà couvert avaient vu un plaisant badeau s'amuser à y inscrire divers épigrammes - un art éphémère dont j'ai été un spectateur privilégié. Pour ceux immaculés, j'y suis allé de mon paraphe, dont quelques sybillins 42. Un peu plus loin, un couple à la fenêtre profitant des flocons dans la nuit. A 3h du matin, deux mots et un sourire, qui restent.

Cette nuit, 2h42, pas moyen de dormir, pourtant fatigué... / Ce matin, Slide 42 du cours sur ATM, bonne technologie qui ne sera jamais mise en place de bout en bout, tant pis. / Ce midi, 12h42, je décide de ne pas manger, dernier jour où je peux poster depuis la fac avant les vacances / Un mini graffiti sur cette table: 42 was here, on se comprend.

Ça ne n'invente pas: pendant nos longues heures de projet (et subséquement de délires pour nous passer les nerfs), on tombe régulièrement sur 42... Après avoir modifié un texte dans tous les sens, ajouts, suppression, etc. sous VIM pendant deux heures, on tombe à la fin sur 42 lignes. Pareillement, la première trames (après filtrage) capturée dans une mise en évidence de l'aspect auto-adaptatif de TCP par rapport aux ICMP de Source Quenches est la trame 42... Numero Deus Impare Gaudet, mais il fait une exception pour celui ci apparement.

Merci à Tehu pour ce lien vers 42: Life, Universe and Everything - un blog english/español. Je ne sais pas un traître mot d'espingouin, mais comme je ne sais pas non plus cuisiner correctement, ça ne m'empechera pas d'essayer sa recette de Tapioca, quoique ? (et aussi chez canclaux, le lien vers le post de Script parodiant Ophélia - que j'avais justement projeté d'aller voir lorsqu'il en avait parlé. Donc doublement Merci ]


Asa a illuminé ma journée (pourtant mal commencée par un cours de SPSL, dans lequel j'ai failli m'endormir à 11h42, avant le gong libérateur) par quelques traits dans le sable. Ce ne sont pas seulement des lignes et courbes, c'est une attention qui me va droit au coeur - et même si la marée a du effacer cette dédicace précaire, je garderai ces pixels en mon bon souvenir :)
Un autre email de Camille m'a envoyé la fraîcheur de Hongrie, et l'approche des retrouvailles - bien que je sois trop occupé en ce moment malheureusement - et cela coincide avec la lettre de Barbara reçue hier, et qui me dit de très gentilles, mais parfois tristes, choses depuis son Italie... Toutes ces preuves d'amitiés en même temps, mon moral va forcément bien (à part que la semaine qui arrive est Horrible, avec un grand H. On va mériter nos vacances par de grands efforts, et ce ne seront même pas des vacances, sniff...)

En allant voter pour Alvin, j'ai vu que mon blog avait 42 hits de sortie...

Pages 42, 142 et 242 de Mensonges, Mensonges de Stephen Fry - Il y a dans ce livre un souffle d'Oscar Wilde (dans lequel il a joué, tiens tiens - allez, une citation en passant: Un homme qui ne pense pas par lui-même ne pense pas du tout) et de David Lodge (je suis sans doute influencé - dés que ça se passe dans une université je pense à Lodge)...
« J'étudie le langage monsieur Healey. Vous écrivez avec fluidité et conviction, vous parlez avec maîtrise et autorité. Une idée complexe par ici, une proposition abstraite par là, vous jonglez avec, vous jouez avec, vous séduisez. Vous ne partez pas du doute pour aboutir à la compréhension, vous ne connaissez pas de rupture, pas de questionnement, pas de curiosité. Vous vous efforcez de persuader les autres, pas vous même. Vous identifiez les modèles mais vous les réarrangez alors que vous devriez les analyser. En bref, vous ne pensez pas. Vous n'avez jamais pensé. Vous ne m'avez jamais rien dit que vous croyiez vrai, mais uniquement des choses qui sonnent vrai et qui peut être même doivent l'être: des choses qui sont en phase avec la personnalité que vous venez d'adopter. Vous trichez, vous court-circuitez, vous mentez. C'est trop formidable. »
«C'est pourquoi vous êtes un menteur. Les autres font de leur mieux, quand ils parlent, ils pensent ce qu'ils disent. Vous ne pensez jamais ce que vous dites. Vous étendez votre duplicité jusqu'à votre morale. Vous usez et mésusez des gens et des idées parce que vous ne croyez pas qu'ils existent. Il ne sont pour vous que des modèles avec lessquels vous jouez. Vous êtes un chien fou et vous le savez»
[p.54-55]

un canard avec un pénis de 42,5 cm ! [ via abajourproject ]

Ce matin, bien que déjà à la bourre, j'ai pris le temps d'aller refaire le plein d'essence (bon, c'était un peu une nécessité...) et le client précédent avait pris 16 litres 42 de sans-plomb 95. Finalement je n'ai même pas été en retard en cours d'INS (implantation du noyau système et non pas in nomine satanis) ni en panne d'essence, bravo, la vie est belle. Elle serait plus belle si j'avais dormi plus - j'ai invité quelques gens du théatre à boire un verre chez moi hier (histoire d'enfumer mon apart une fois de plus, beurk) d'où une courte nuit de sommeil, once again.

Très fort: ça faisait longtemps que je n'avais pas été voir le top 100 des blogs francophones (top 47 pour l'instant en fait;) et il se trouve que mon blog en est à 42 votes !

En venant jusqu'à la fac ce matin, j'ai suivi une voiture immatriculée 6642 XC 54. Je suis venu à 10h, heureusement que ce n'était pas plus tôt car le réveil à été dur encore aujourd'hui. Il faut dire que j'ai fait venir quelques personnes chez moi hier ( Fenjrill & la KouneT, Alvin & Marie, Aurélien, Simon) et bien qu'on ai été sage, l'alcool et la mise au pieu retardée ont rendu la nuit peu reposante... Mais je suis content de ces soirées entre gens que j'apprécie, on ne devrait faire que ça toute la vie ;)

Hier soir, vers 1h42, j'ai posé mon livre pour essayer de dormir (pas la peine d'essayer plus tôt de toute façon, il me suffit de deux jours pour être complétement décalé - j'ai d'ailleurs écouté de la musique jusque 3h et des brouettes avant de perdre conscience). Le livre était L'exil et le royaume, d'Albert Camus. Ce sont des nouvelles, excellentes et variées - on passe de la chaleur (La femme adultère) au froid (l'hôte) mais ce qui reste, ce sont les fenêtres ouvertes sur les personnages, leur monde intérieur, leur désert et leur détresse...

Ce matin, examen, placement libre mais la place 42 était prise. ça doit être la raison de ma copie pas terrible - ça ou le fait que je n'ai guère bossé. Pourtant je savais les points qui me poseraient problème, mais ceux-ci étaient si artificiels à travailler que je les ai mis de côté... comme d'habitude.